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La gestion de la douleur chronique en thérapie physique

Comment gérer la douleur chronique?

La question de la gestion de la douleur est une notion qui revient souvent aussi bien pour les professionnels de santé, qui ont à cœur d’améliorer encore leur savoir-faire, que pour les patients souffrants. La douleur étant une notion complexe de par sa multitude d’aspects, d’origines, de vécus, les méthodes sont par conséquent des plus nombreuses. L’évaluation préalable de la douleur permet de définir un traitement qui peut faire appel à des approches pharmacologiques et non pharmacologiques en s’appuyant sur les données de la médecine factuelle telles qu’elles sont, notamment, synthétisées dans les recommandations de bonnes pratiques, notamment de la HAS ( Haute Autorité de la Santé ) (1). Aussi, nous ciblerons ici les douleurs notamment dites chroniques, et sa gestion en thérapie physique…

La thérapie physique pour gérer la douleur

Généralités

Les types de thérapies physiques sont les thérapies non pharmacologiques et non médicamenteuses. Les traitements physiques sont les approches du traitement qui sont mécaniques par nature. Ils comprennent l’exercice thérapeutique, l’hydrothérapie, la lumière, le chaud, le froid, le massage et l’électricité. Ils aident à restaurer ou à soutenir la fonction normale ou le développement.

Plusieurs moyens physiques aident à soulager la douleur à court terme, notamment :

  • La glace ou la chaleur
  • La neurostimulation transcutanée
  • Les thérapies manuelles comprenant la mobilisation et la manipulation
  • Le massage
  • etc,

Ces modalités sont « passives ».

La gestion de la douleur chronique en thérapie physique

Evaluation du potentiel du patient

Le professionnel évalue le potentiel des mouvements du patient et travaillera à réaliser les objectifs qui auront été convenus pour  maximiser la capacité fonctionnelle et améliorer la qualité de vie du patient. L’exercice est la clé de la réadaptation. Plusieurs personnes souffrant de douleur chronique ne sont plus en forme, leurs muscles sont « déconditionnés ». Des patients peuvent aussi manquer d’endurance. La douleur peut mener à la peur ou à l’évitement de l’activité, alors que l’exercice peut aider à améliorer la circulation, le tonus musculaire, la guérison des tissus et l’endurance, de même qu’à réduire la peur du mouvement.

Certains mouvements peuvent augmenter la douleur, s’il y a sensibilisation du système nerveux.

Appréhension du patient

Parfois, lorsque des mouvements particuliers déclenchent la douleur, le patient cherchera à les éviter par appréhension. À ce moment-là, le patient risque par réflexe d’apporter une réponse, qu’il pense protectrice, anormale ou effectuer des mouvements anormaux qui peuvent entraîner une utilisation excessive dans des endroits du corps qui n’étaient pas touchés initialement. Ce type de douleur chronique peut être soulagé en effectuant prudemment des mouvements que le patient au contraire cherche à éviter à cause de la peur d’une blessure ou d’une nouvelle blessure.

Il s’agit alors de faire entrer le patient graduellement vers des mouvements normaux. Cela pourra diminuer sensiblement votre peur de la douleur ou du mouvement. Vous pourrez ainsi contribuer à éviter une nouvelle blessure. La douleur chronique engendra souvent de l’anxiété, cette gestion permet au professionnel de guider le patient, de l’aider à mieux se connaître et connaître sa douleur et son fonctionnement, et ainsi optimiser les exercices établis ensemble.

L’exercice thérapeutique peut également vous aider à améliorer votre humeur, à augmenter votre énergie et votre estime de soi

L'éducation thérapeutique en gestion de la douleur

L’éducation thérapeutique du patient (l’ETP ) a sa place dans le processus de gestion de la douleur, encore plus quand celle-ci est chronique. L’ETP  mérite d’être mieux connue, et reconnue comme une pratique à part entière. « L’éducation thérapeutique doit être comprise comme un apprentissage des compétences décisionnelles, techniques et sociales, dans le but de rendre le patient capable de raisonner, de faire des choix de santé, de réaliser ses propres projets de vie et d’utiliser au mieux les ressources du système de santé » (2)

Les compétences que le patient est invité à acquérir sont, pour les patients des capacités d’auto-soins et d’auto-adaptation. Le but visé étant l’accroissement de l’autonomie du patient, l’auto-soin consistera pour le patient à gérer son traitement médicamenteux, planifier et fractionner ses activités quotidiennes, résoudre les problèmes liés à sa maladie, informer et impliquer ses proches, pratiquer une activité physique régulière.

L’auto-adaptation aura pour but de gérer ses émotions et son stress, développer une réflexion critique, prendre des décisions relatives à sa santé, s’auto-observer, s’auto-évaluer.

Mais entreprendre une ETP n’est pas « automatique  ». Deux conditions principales sont requises pour démarrer une démarche d’ETP : un diagnostic établi et accepté, une attitude de « confrontation » et non pas d’ « évitement  » par rapport à la maladie.

Via la démarche d’éducation thérapeutique, le soignant change de posture et de cadre thérapeutique, ce qui modifie la relation au patient. Par une mise en commun des savoirs patients-soignants, par un apprentissage de l’auto-soin, par l’entraide et par la création d’une atmosphère différente, le comportement du patient peut se trouver modifié.

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