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Slumper ou ne pas Slumper, Telle est la question

Après vous avoir présenté précédemment l’abstract traduit de l’article sur la « Précision diagnostique du Slump test pour l’identification de la douleur neuropathique dans le membre inférieur »

https://www.forms-reunion.com/precision-diagnostique-du-slump/

Form’s Réunion vous partage sur cette même étude, l’analyse critique réalisée par Michaela Neubauer https://www.imta.ch/fr/enseignants/

 PT, OMT, M. Physio, enseignante accréditée auprès de l’International Maitland Teachers Association (IMTA) https://www.imta.ch/fr/

Synthèse de l’analyse critique

Cette étude portait sur des participants présentant une lombalgie légère à modérée. Les chercheurs montrent que le test SLUMP est sensible pour détecter les contributions neuropathiques. La combinaison d’un examen neurologique approfondi avec le SLR (single leg raise) et le test SLUMP fournit un bon outil pour diagnostiquer la douleur neuropathique en lombalgie.

Tout d’abord, dans cette étude, l’imagerie radiographique ou magnétique doit présenter des symptômes de lésions de la racine nerveuse pour être considérés comme « vraiment » d’origine neuropathique.

Cependant, certains patients souffrant de douleurs neuropathiques ne présentent aucune pathologie discale ou signe de compression radiculaire dans l’IRM/scanner et vice versa (Janardhana et al 2010, Godlewski et al 2016).

De plus, chez les patients présentant des compressions des racines nerveuses lombaires, le SLR peut être négatif (Jonsson et al 1997). Jonsson et al (1997) n’ont trouvé aucune corrélation entre les symptômes, les signes et la constriction détectée par radiographie dans une population de patients souffrant de sténose lombaire spinale.

L’une des raisons pour lesquelles il n’y a pas de résultats d’IRM dans les radiculopathies symptomatiques est que les changements biochimiques dus à des réactions inflammatoires des médiateurs dues à des lésions discales peuvent sensibiliser le tissu neural (Mulleman et al 2006).

Sen et al 2005 ont trouvé dans une population atteinte de maladies des disques lombaires des taux plus élevés de marqueurs inflammatoires lorsque leur SLR s’est avéré positif. Un autre fait important en ce qui concerne le SLR et les tests SLUMP est que les deux tests allongent les méninges, les racines nerveuses et les nerfs dorsaux des jambes (Boyd et al. 2005, Lew et al 1994, Ko et al 2006).

Par conséquent, des réactions douloureuses peuvent également survenir en raison d’une mécanosensibilité accrue à l’élongation plutôt que d’une compression nerveuse exclusive (Dilley et al 2005, Hall et al 2005). Pour identifier les participants souffrant de douleurs neuropathiques, l’IRM et la TDM ne doivent pas être utilisées comme meilleure référence.

Deuxièmement, il peut y avoir des symptômes neurogènes sans déficit neurologique dans les lombalgies légères à modérées. Les nerfs peuvent être sensibles sans perturbation de la conductibilité axonale (Eliav et al 1999, Eliav et al 2001). Par conséquent, un examen neurologique ne peut pas être une norme de référence pour détecter la douleur neuropathique dans les douleurs lombaires légères à modérées.

Troisièmement, selon les résultats de l’étude, le patient est plus susceptible de souffrir de douleur neuropathique, si elle est distale par rapport au genou. La pratique clinique du kinésithérapeute montre qu’il y a beaucoup de patients présentant des symptômes neuronaux situés dans la fesse ou la cuisse chez les patients atteints de lombalgie. Par conséquent, il faut veiller à ne pas fonder le diagnostic de douleur neuropathique uniquement sur l’emplacement de la douleur.

Quatrièmement, d’après l’expérience des auteurs de l’article chez les patients souffrant d’une lombalgie légère, le SLR peut être négatif, mais le test SLUMP montre une reproduction des symptômes.

Cela peut être justifié par le fait que la manœuvre d’affaissement entraîne une plus grande charge sur le système nerveux que le SLR. Majlesi et al (2008) ont obtenu un résultat similaire dans une population présentant une hernie discale lombaire.

Ils ont démontré que le test d’affaissement s’est révélé plus sensible (0,84) que le SLR (0,52).

D’un autre côté, une étude de Walsh et al (2009) montre une concordance substantielle entre le SLR et le test SLUMP dans une population présentant des douleurs modérées au bas du dos et aux jambes.

L’intensité et l’irritabilité de la douleur neuropathique peuvent entraîner une différence dans les résultats de l’étude. Si l’on examine les différents tests, la précision diagnostique du SLR est due à sa faible spécificité (26%) limitée (Deville et al 2000). L’associer à un examen neurologique augmente sa sensibilité et sa spécificité (Reihani-Kermani 2004).

Philip et al (1989) montrent une grande fiabilité interthérapeute chez un échantillon de patients atteints de lombalgie si les symptômes pouvaient être reproduits.

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EN SAVOIR PLUS

Article from : Urban LM, Mac Neil BJ (2015): Diagnostic accuracy of the slump test for identifying neuropathic pain in the lower limb. J Orthop Sports Phys Ther. 45(8):596-603.

Lien direct article : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26107044
PMID: 26107044

DOI: 10.2519/jospt.2015.5414
Adapté et commenté de Michaela Neubauer PT, OMT, M. Physio, IMTA teacher, lecturer at the University of Applied Sciences St. Pölten. 29.06.2016

REFERENCES

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