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Cet article présente les interactions constatées par (Rade M, Shacklock M) entre les nerfs et les muscles lors de la manipulation simulée de Mills. Il s’agit d’un modèle d’étude des interactions entre les tissus neuronaux et musculo-squelettiques, qui offre de nouvelles implications pour la neurodynamique clinique. Dans l’étude de Rade et al de 2012, la fonction musculaire a été mesurée à l’aide de l’EMG au cours d’un étirement de fin de gamme comme simulation de la manipulation de Mills chez des sujets asymptomatiques. L’idée était de voir si la tension dans les nerfs affecte la réponse musculaire au cours d’une technique qui était très similaire à la manipulation clinique de Mills qui est normalement considérée comme une technique musculo-squelettique.

Tous les praticiens kinésithérapeutes (physiothérapeutes) traitant des troubles musculo-squelettiques, en particulier ceux qui travaillent avec des athlètes de tous niveaux, du loisir à la compétition, connaissent ou connaitront un jour l’énigme de la tendinopathie. Malgré des années de recherche sur la pathophysiologie de la douleur tendineuse, il reste beaucoup de controverse et d’incertitude pour répondre à la question » qu’est-ce qui rend un tendon douloureux » ? Sans une bonne compréhension du mécanisme derrière la douleur tendineuse, il n’est pas étonnant que les traitements soient souvent inefficaces.

Les techniques de manipulation en kinésithérapie ont montré des résultats prometteurs pour le soulagement des céphalées de type tensionnel, mais les études antérieures n’avaient pas de groupe témoin ou souffraient d’une mauvaise qualité méthodologique. L’objectif de cette étude était de comparer l’effet de la manipulation vertébrale combinée au massage par opposition au massage seul sur la mobilité de la colonne cervicale, la fréquence et l’intensité des céphalées, de même que le niveau d’incapacité pour les patients souffrant de céphalée de tension.

La douleur fémoro-patellaire (PFP) touche 25 % de la population générale, deux fois plus chez les femmes que chez les hommes. Le taping est un élément précieux du plan de rééducation en kinésithérapie pour modifier la biomécanique des membres inférieurs et soulager la douleur ; cependant, les effets d'autres techniques de taping, comme le tape Mulligan du genou, ne semblent pas encore avoir été étudiés.

Les changements neuromusculaires et fonctionnels induits par l'exercice sont spécifiques au mode d'exercice pratiqué. Le degré de tension mécanique, les dommages subcellulaires et le stress métabolique peuvent tous jouer un rôle dans les adaptations musculaires induites par l'exercice. Des trois types de contractions musculaires qui peuvent être utilisées pendant l'exercice (concentrique, isométrique et excentrique), les exercices excentriques sont ceux dans lesquels le muscle s'allonge sous tension.

Cette étude portait sur des participants présentant une lombalgie légère à modérée. Les chercheurs montrent que le test SLUMP est sensible pour détecter les contributions neuropathiques. La combinaison d'un examen neurologique approfondi avec le SLR (single leg raise) et le test SLUMP fournit un bon outil pour diagnostiquer la douleur neuropathique en lombalgie.

Étant donné que la prise en charge et le pronostic de la lombalgie chronique sont différents chez les patients souffrants ou non de douleurs neuropathiques, il est crucial de disposer de tests diagnostiques sensibles et spécifiques pour identifier les implications possibles du système neural. Le test SLUMP est un outil d'évaluation adéquat, un test neurodynamique, qui est fréquemment utilisé dans la pratique clinique.

La dose d'exercice en rééducation demeure l'un des plus grands sujets d'incertitude dans la pratique clinique. D'une part, nous avons une pensée moderne qui favorise une charge et un dosage plus élevés pour les patients et d'autre part, nous avons le modèle traditionnel de charge et de dosage plus faibles qui a probablement évolué pour minimiser le risque de scénarios défavorables tels qu'une douleur accrue et une confiance réduite du patient envers le thérapeute.

La mobilisation par le mouvement est une forme populaire de thérapie manuelle qui fait l'objet de nombreuses recherches récentes. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette approche, le thérapeute applique un glissement accessoire spécifique sans douleur, qui est combiné avec le mouvement actif altéré. Le mouvement est répété sur une plage sans douleur aussi large que possible jusqu'à ce que le mouvement original soit rendu indolore et asymptomatique. C'est une approche thérapeutique très utile. Manual Concepts participé à deux articles sur l'efficacité de la mobilisation par le mouvement.

La question de la gestion de la douleur est une notion qui revient souvent aussi bien pour les professionnels de santé, qui ont à cœur d'améliorer encore leur savoir-faire, que pour les patients souffrants. La douleur étant une notion complexe de par sa multitude d'aspects, d'origines, de vécus, les méthodes sont par conséquent des plus nombreuses. L’évaluation préalable de la douleur permet de définir un traitement qui peut faire appel à des approches pharmacologiques et non pharmacologiques en s’appuyant sur les données de la médecine factuelle telles qu’elles sont, notamment, synthétisées dans les recommandations de bonnes pratiques, notamment de la HAS (Haute Autorité de la Santé) (1). Aussi, nous ciblerons ici les douleurs notamment dites chroniques, et sa gestion en thérapie physique

L’insomnie est particulièrement complexe puisqu’elle comporte une composante neurobiologique et une composante psychologique. Plus d’un français sur quatre déclare souffrir d’un manque de sommeil et un tiers présente des troubles du sommeil. Le terme insomnie sera utilisé lorsque le patient rencontre en journée des répercussions liées au manque de sommeil. Il pourra s’agir d’un manque de concentration, d’une irritabilité ou encore d’une somnolence.

C’est l’exercice qui compte ou le patient ? Donnez du sens à l'exercice et au mouvement. Donner du sens est un terme qui est beaucoup utilisé dans la rééducation, mais qui donne toujours la sensation d’être un mot à la mode plutôt que d’un terme bien défini.

Comprendre la douleur pour mieux la traiter, offrir une prise en charge sur-mesure à chaque patient, prendre en compte son ressenti de la douleur… voilà quelques exigences dont la bonne réalisation est indispensable pour chaque praticien. Les outils cliniques ne manquent pas pour permettre aux patients de mieux cerner leurs symptômes. En la matière, il n’existe pas de solution simple, toute trouvée. La gestion de la douleur est le fruit d’un traitement multimodal et pluridisciplinaire. L’approche biopsychosociale est l’un des outils cliniques majeurs pour traiter la douleur.

L’approche Mulligan, imaginée par le physiothérapeute Brian Mulligan (dont elle porte aujourd’hui le nom), repose sur une manipulation permettant d’accroître l’amplitude articulaire, tout en diminuant la douleur ressentie par le patient. Les principes fondamentaux du concept Mulligan reposent sur deux acronymes : PILL et CROCKS ! PILL pour Paint Free, Instant, Long et Lasting, en français, sans douleur, instantané, long et durable. CROCKS pour Contraindication, Repetition, Overpressure, Co-opération, Knowledge et Sustain and sens, en français, contre-indications, répétition, surpression, coopération, connaissance et maintenir et sentir.

Les échelles d’évaluation de la douleur EVA, EVN, EVS et EVR sont des échelles d’auto-évaluation, au patient lui-même. Elles se limitent à l’évaluation de l’intensité de la douleur. Les résultats obtenus diffèrent des autres échelles d’évaluation, notamment comportementales, plus complètes. De part cette principale différence, découlent 2 points à relever.

Un grand nombre de thérapeutes reçoivent des patients souffrants de l’épaule dans leurs cabinets. Leurs approches bienveillantes s’assurent de ne pas être délétères en première intention. Pour orienter leurs prises en charge, beaucoup d’entre eux se remémorent les cours d’anatomie ou l’on parlait de 5 articulations avec des vraies et des fausses. Dans ces mêmes cours, la parole des enseignants était considérée la plupart du temps comme l’unique référence des étudiants : la vérité absolue ! L’enseignant démontrait que lors du mouvement, il existe différents centres instantanés de rotation qui modifient leurs trajectoires pendant l’élévation du bras, sans compter les facéties de la scapula, ou bien encore le rôle de l’acromion dans les douleurs d’épaule.

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